La proposition de loi fixant les conditions d’organisation du référendum en RDC a été définitivement adoptée par les deux chambres du Parlement. Réunis en commission mixte paritaire tard dans la nuit de lundi à mardi 26 juin 2026, à l’occasion de la clôture de la session ordinaire de mars, députés et sénateurs sont parvenus à harmoniser les principales divergences qui subsistaient entre les deux chambres. Le texte porté par le député Paul-Gaspard Ngondankoy a ainsi franchi sa dernière étape au Parlement et peut désormais être transmis au président de la République pour promulgation. Cette adoption continue toutefois de diviser l’opinion en RDC. La majorité présidentielle présente cette loi comme un mécanisme destiné à encadrer l’organisation des référendums prévus par la Constitution. L’opposition, quant à elle, reste méfiante. Plusieurs partis, réunis au sein de la Coalition Article 64, dénoncent un processus qu’ils considèrent comme une voie vers une révision constitutionnelle susceptible, selon eux, d’ouvrir la voie à un troisième mandat du président Félix Tshisekedi.
-Comment analyser l’adoption de cette proposition de loi référendaire par le Parlement congolais ?
Invitations :
-Paul-Gaspard Ngondankoy, professeur de droit constitutionnel à l’Université de Kinshasa. Il est député national et auteur de la proposition de loi portant organisation du référendum en RDC.
-Hervé Diakiese, avocat. Il est Porte-parole du parti Ensemble pour la République, parti politique de l’opposition.
-Alidor Tshibanda, docteur en Sciences politiques de l’Université de Kinshasa et enseignant à l’Université pédagogique nationale (UPN). Il s’intéresse à l’Etat et à la démocratie.
/sites/default/files/2026-06/16062026-pf-dec-00_site.mp3






