Le neuvième cycle de négociations entre le gouvernement congolais et l’AFC/M23 s’est achevé vendredi 17 avril à Montreux, en Suisse. Cinq jours de discussions, sous l’égide de plusieurs partenaires internationaux, dont le Qatar, les États-Unis, la Suisse, l’Union africaine et le Togo, avec la participation de la MONUSCO.
Les deux parties se sont accordées sur plusieurs points à savoir la libération de détenu et le déploiement imminent sur le terrain d’un mécanisme de contrôle du cessez-le-feu.
Le gouvernement et l’AFC/M23 se sont engagés à garantir un accès « rapide, sûr et sans entrave » à l’aide humanitaire, tout en insistant sur la nécessité d’éviter tout détournement ou instrumentalisation de l’assistance vitale destinée aux populations déplacées.
Cependant, aucun accord n’a été trouvé sur un point clé notamment sur les questions judiciaires et l’accès humanitaire.
Sur le plan judiciaire, le gouvernement congolais a refusé la demande de l’AFC/M23 engagée à la levée de condamnations à mort visant certains de ses membres, ainsi que l’abandon de poursuites contre d’autres.
Si Kinshasa souhaite la réouverture de l’aéroport international de Goma fermé il y a plus d’une année, le mouvement de l’AFC/M23 redoute une utilisation militaire de cette infrastructure stratégique.
-Quelle lecture faire des conclusions issues de ce 9ème round des négociations entre le gouvernement congolais et l’AFC/M23 ?
Invitations :
-Carly Nzanzu Kasivita, députée nationale élue du territoire de Beni. Il est vice-président de la commission défense et sécurité à l’Assemblée nationale. Il est également gouverneur honoraire de la province du Nord-Kivu et cadre de l’Union sacrée de la nation.
-Nico Mayengele, avocat, il est président de la commission Justice, droits humains et démocratie de la coalition Lamuka. Il est également président du parti politique Le Congo normal.
-Reagan Miviri, avocat et chercheur à Ebuteli, partenaire de recherche du Groupe d’étude sur le Congo (GEC).
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