La Protection civile dans la région de Beni (Nord-Kivu) recommande au gouvernement de prendre “au sérieux” la situation sécuritaire qui prévaut dans cette zone.
Cette réaction est intervenue dimanche 31 mai, au lendemain de l’attaque attribuée aux rebelles des ADF, ayant coûté la vie à au moins 19 civils à Ngadi ainsi que dans les entités agricoles de Vemba, situées à une vingtaine de kilomètres au nord-est de la ville.
« Au niveau du gouvernement central, il ne faut pas considérer la question du terrorisme dans la région de Beni comme s’il s’agissait de simples cambrioleurs qui entrent dans une maison, non ! Ils doivent prendre cette menace au sérieux. Parce qu’on ne sait pas combien de personnes doivent encore mourir avant que cette question soit complètement résolue. Nous fournissons également la population de continuer à envoyer des alertes en temps opportun », a déclaré le coordonnateur de cette structure, Jean-Paul Kapitula.
Lors de cette attaque, plus de six pygmées et autant de bantous ont été tués selon le même mode opératoire, au même endroit.
Jean-Paul Kapitula a rappelé que, depuis le 15 octobre 2014, la population de Ngadi garde en mémoire le massacre ayant coûté la vie à au moins 38 personnes. Il a également indiqué que cette plaie béante saigne encore douze ans après.
De son côté, l’armée rassure quant à la protection des civils. Les Forces armées de la RDC ont demandé, dimanche 31 mai, à la population agricole de quitter toutes les zones de Vemba, où les opérations de poursuite de l’ennemi sont en cours.






