Dans une déclaration politique faite mercredi 27 mai 2026 à Kinshasa, le groupe parlementaire de l’opposition Ensemble annonce la suspension de sa participation aux travaux liés à la proposition de loi portant organisation du référendum. Cette annonce est tombée au moment où la majorité au pouvoir poursuivait l’examen de ce texte à l’Assemblée nationale.
Ces députés dénoncent « une démarche visant à modifier la Constitution en violation de celle-ci », dans un contexte marqué par l’insécurité persistante dans l’Est de la RDC. Ils interpellent également le Président de la République sur cette initiative « dangereuse pour l’unité nationale ».
Christian Mwando, président du groupe parlementaire Ensemble, évoque le fait qu’une grande partie du pays est occupée par les rebelles, l’armée rwandaise et des terroristes ADF, ayant causé des millions de morts, des réfugiés et des déplacés de guerre, au Nord et au Sud-Kivu, en Ituri et dans le Haut-Uélé. Cela s’ajoute l’état de siège en vigueur dans le Nord-Kivu et l’Ituri.
Il estime que l’objectif final de cette réforme « est de changer le nombre et la durée des mandats du Président de la République, ainsi que de réduire les compétences constitutionnelles des provinces afin de consacrer la dictature ».
Raison pour laquelle le groupe parlementaire Ensemble « demande au Président de la République, garant de la Constitution, d’arrêter ces initiatives qui tendent à légitimer la rébellion dans la parti Est de notre pays ».






