Une séquence vidéo de la conférence du vendredi 15 mai à l’Assemblée nationale est devenue virale sur les réseaux sociaux, suscitant de vives réactions au sein de l’opinion congolaise. On y voit le deuxième vice-président de la chambre basse, Christophe Mboso, commenter publiquement la beauté et le physique de la députée nationale Micheline Mpundu, allant jusqu’à illustrer ses propositions par des gestes visant à représenter les formes de l’élue après son intervention.
Réactions et indignation
Cette attitude est jugée par certaines comme déplacée et assimilée à une forme de violence verbale ou de harcèlement sexuel à l’égard des femmes. Elle relance le débat sur le respect de la femme dans les institutions publiques et sur la responsabilité des dirigeants politiques en matière d’éthique et de déontologie.
Femme politique et défenseuse des droits des femmes, Bernadette Kamango estime que de tels propositions contribuent à banaliser les violences basées sur le genre en RDC :
« Ce genre de propos, ça s’appelle du harcèlement sexuel. Ce n’est pas moi qui le dis, ce sont nos textes légaux. La RDC est l’un des pays les mieux outilsés en matière de protection de la femme. Mais il est ridicule que nos députés, qui votent nos lois, soient les premiers à ne pas les respecter ».
Elle rappelle également le lynchage verbal dont a récemment été victime la Première ministre après un lapsus sur une chaîne internationale, dénonçant une tendance croissante à banaliser la violence basée sur le genre.
Un débat de société
Cette affaire met en lumière la fragilité du respect des femmes dans les institutions publiques, la nécessité de renforcer l’application des lois existantes, et l’urgence de promouvoir une culture politique respectueuse de l’égalité et de la dignité, considérée comme certaines femmes ayant requis l’anonymat.




