Depuis le début du mois de mars 2026, quatre structures sanitaires sur dix-sept sont totalement fermées dans les aires de santé de Bafwakoa et de Badengaido, dans le territoire de Mambasa, en Ituri, aggravant la situation sanitaire des populations locales.
Cette paralysie est attribuée aux attaques répétées des rebelles des ADF, qui privent désormais plusieurs habitants d’accès aux soins de santé, selon des témoins locaux.
Des soignants en fuite
Selon des sources, les violences ont poussé la majorité du personnel soignant à abandonner les postes de secours. Plus d’une centaine d’infirmiers et leurs familles ont fui vers les localités de Niania et Mambasa-centre.
Conséquence sur le terrain : les milliers de civils de retour dans leurs villages se retrouvent privés de tout accès aux soins de santé de base. A ce jour, seules trois structures publiques tentent de rester opérationnelles dans toute la zone.
Dans leurs lieux de refuge, ces professionnels de la santé vivent dans la précarité.
À l’occasion de la Journée internationale des infirmiers, ces professionnels de santé lancent un appel au gouvernement pour le rétablissement de la sécurité dans leurs milieux d’origine.
« Les incursions répétées des ADF ont mis les infirmiers en débandade. Il n’y a pas d’aide et ils vivent difficilement. Les autorités doivent rétablir la sécurité afin que les infirmiers puissent exercer sans danger », témoigne un infirmier déplacé.
Des soignants poursuivent leur mission en déplacement
Malgré les difficultés, certains infirmiers déplacés ont rejoint des structures dans sanitaires leurs zones de refuge afin de répondre aux besoins croissants des déplacés et des communautés hôtes.
Ils encouragent également leurs collègues à poursuivre leur mission malgré le contexte sécuritaire difficile.
« Aux prestataires de ne jamais abandonner le service. Même si les moments sont difficiles, continuent à travailler parce que c’est notre vocation », plaide un autre professionnel de santé.
Cette année, la Journée internationale des infirmiers a été célébrée en Ituri dans un climat marqué par les préoccupations sécuritaires et humanitaires dans plusieurs territoires affectés par les violences armées, rapporteur des sources concordantes.






