À l’occasion de la Journée internationale des infirmiers célébrée ce mardi 12 mai 2026, le Cadre inter-paysans pour la transformation des conflits (CITC) a lancé un plaidoyer fort en faveur de la régularisation des salaires des infirmiers dans la zone de santé de Pinga, au Nord-Kivu.
L’organisation dénonce une situation qu’elle juge difficile, marquée à la fois par l’absence de rémunération de nombreux prestataires et par le manque de médicaments dans les structures sanitaires.
Des infirmiers sans salaire depuis plus de dix ans
Selon Julien Buunda, modérateur du CITC, plusieurs infirmiers cumulent plus de dix années de service sans percevoir de salaire de l’État. Une situation préoccupante, aggravée selon lui, par le faible nombre de soignants bénéficiant d’une prime de risque, malgré leur présence sur le terrain.
Au-delà de la question salariale, les structures sanitaires de Pinga font face à de lourdes contraintes :
Pénurie de médicaments : les stocks de médicaments essentiels restent insuffisants, compromettant la prise en charge des patients, Enclavement et insécurité : la zone est difficile d’accès, ce qui rend l’approvisionnement irrégulier et complique la continuité des soins.
Appel au gouvernement
À l’occasion de cette journée dédiée aux infirmiers, le CITC a organisé des activités de sensibilisation avec les professionnels de santé et les élèves de la région. L’organisation appelle les autorités à régulariser les salaires et les primes des infirmiers de Pinga et garantir un approvisionnement régulier en médicaments essentiels dans les structures sanitaires.






