Environ 100 personnes ont trouvé la mort depuis le mois de mars dernier dans les sites de déplacés du territoire de Djugu, en province de l’Ituri.
Ces chiffres ont été présentés jeudi 23 avril au Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en RDC, James Swan, en visite dans cette région.
Au site de la plaine de Savo, à Bule, situé à près de 100 kilomètres au nord de Bunia, près de 60 déplacés sont décédés depuis le début du mois de mars, selon le chef de ce site.
À cela s’ajoutent plus de 300 cas de malnutrition, touchant principalement les enfants et les personnes âgées.
La situation est similaire au site de Djaiba, à Fataki, où l’on enregistre environ 40 décès, causés notamment par le manque de nourriture et l’absence de prise en charge médicale adéquate.
Au site de Lodha, également situé près de Fataki, les conditions humanitaires restent tout aussi alarmantes.
Selon les responsables locaux, la majorité des déplacés n’a plus accès aux champs, en raison des opérations militaires en cours et de la menace persistante des groupes armés.
Ils déplorent également le manque criant de médicaments au centre de santé de référence de Bule, incapable de répondre aux besoins de milliers de déplacés.
Face à cette situation, les déplacés lancent un appel urgent à l’aide humanitaire :
« Nous souffrons énormément parce qu’il n’y a pas de nourriture. Il arrive que cinq personnes meurent en une seule journée et soient enterrées. L’accès aux champs est très difficile pour aller chercher de quoi se nourrir », témoigne un déplacé.
De son côté, le chef de la MONUSCO s’est dit profondément préoccupé par la situation humanitaire dans le territoire de Djugu. James Swan a promis de relayer cet appel auprès de la communauté humanitaire.
Il a assuré que la mission onusienne poursuit ses efforts afin de contribuer à une amélioration de la situation sécuritaire, condition indispensable pour permettre aux populations de subvenir aux besoins de leurs familles.
Pour James Swan, seule une amélioration durable de la sécurité pourra favoriser un retour progressif des déplacés à une vie normale.






