Une nouvelle attaque meurtrière attribuée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) a fait au moins treize morts dans la nuit de jeudi à vendredi 7 août, dans le territoire de Mambasa, en Ituri. Selon des sources locales, plusieurs biens ont également été incendiés et des habitants restent portés disparus.
L’attaque s’est produite dans le village de Banana École, situé à une vingtaine de kilomètres de Mambasa-centre sur l’axe routier reliant Mambasa à Kisangani dans la Tshopo.
D’après des sources de la société civile locale, les assaillants, présumés être des combattants des ADF, ont tué au moins treize personnes lors de cette incursion. Le bilan reste toutefois provisoire, plusieurs habitants étant toujours portés disparus.
Au cours de l’attaque, plusieurs biens ont également été détruits. Des boutiques ont été incendiées, tout comme deux camions et trois motos, aggravant les pertes subies par les populations locales.
La société civile dénonce des alertes ignorées
La société civile forces vives de Mambasa affirme avoir alerté les autorités sur la présence présumée des ADF dans certaines zones du territoire quelques jours avant l’attaque.
Selon cette organisation, des informations avaient été transmises notamment lundi et mardi derniers afin d’attirer l’attention des services de sécurité sur les risques d’incursion rebelle.
« Nous avions signalé la présence des ADF dans certaines zones du territoire », soutiennent des acteurs de la société civile, qui regrettent que des mesures jugées suffisantes n’aient pas été prises à temps.
Les autorités évoquent des efforts de sécurisation
Face aux critiques, l’administration territoriale assure que des actions sont en cours pour tenter de rétablir la sécurité dans cette partie de l’Ituri.
Les autorités locales indiquent que des efforts sont déployés pour faire face à l’insécurité persistante qui continue d’affecter plusieurs localités du territoire de Mambasa.
Appels au renforcement des opérations militaires
Dans ce contexte, la société civile appelle les autorités congolaises à renforcer la prévention des attaques en tenant davantage compte des alertes transmises par la population.
Elle réclame également un renforcement des FARDC en effectifs et en moyens logistiques dans le territoire de Mambasa.
Enfin, les forces vives demandent à la coalition FARDC-UPDF-MONUSCO d’intensifier les opérations contre les ADF afin de restaurer la sécurité dans la région et de favoriser le retour des personnes déplacées dans leurs localités d’origine.




