De retour à Lubumbashi (Haut-Katanga) après plusieurs années d’absence, le notable katangais Raphaël Katebe Katoto mène, depuis le jeudi 30 juillet 2026 à l’hôtel Pullman Grand Karavia, une série de consultations avec les forces vives locales. Selon certaines sources, cette démarche, axée sur la cohésion sociale et les défis provinciaux, suscite autant d’espoir que de questionnements politiques au sein de l’opinion locale.
Ces audiences ciblent une grande diversité de structures de la province. Parmi les groupes reçus figurent des leaders religieux, des députés provinciaux honoraires, la dynamique des femmes leaders katangaises, la jeunesse locale, des associations socioculturelles, ainsi que le collectif des notables de Kipushi et divers acteurs politiques.
Vers un cahier des charges destiné à Tshisekedi
Pour plusieurs participants, ces échanges représentent une opportunité directe de faire remonter les revendications de la base vers le sommet de l’État. Des rumeurs persistantes dans les couloirs des consultations affirment d’ailleurs que Raphaël Katebe Katoto aurait été formellement mandaté par le président Félix Tshisekedi pour piloter ces discussions.
Au sortir de l’audience, un délégué a exprimé son optimisme quant à l’aboutissement de la démarche :
« C’est une initiative très bonne parce qu’il y a déjà eu des démarches dans le passé et cette fois-ci on a vu que ça pourrait arriver à l’oreille et sur la table du président Félix. »
Les organisations participantes s’attellent désormais à formaliser leurs revendications.
« On nous a demandé que nous puissions donner aussi les cahiers de charges. Nous allons rédiger notre cahier de charges pour déposer afin que le problème que nous avons soulevé puisse trouver une solution durable », explique un autre leader communautaire.
Des doutes autour d’un agenda politique caché
Malgré l’adhésion d’une partie de la population, cette initiative ne fait pas l’unanimité à Lubumbashi. Une frange de l’opinion publique et de la classe politique locale demeure sceptique face au calendrier et aux motivations réelles de ce retour.
Pour ces observateurs, derrière l’agenda affiché du « vivre-ensemble » et de l’analyse des « petits problèmes qui gangrènent la province du Haut-Katanga », se cachent en réalité des motivations inavouées et un agenda purement politiques à l’approche de futures échéances électorales.
Les consultations se poursuivent dans le chef-lieu de la province, alors que la rédaction du mémorandum global de la société civile est attendue dans les prochains jours.






