Célébration ce 1er août en République démocratique du Congo, de la Journée nationale des parents. A Bunia en Ituri, au-delà de l’hommage rendu aux pères et aux mères, cette commémoration est perçue comme une invitation à réfléchir aux responsabilités liées à la parentalité.
Pour certains habitants, cette journée est avant tout un appel à assumer pleinement les responsabilités parentales. Père de famille, Noël Albert Kabeya estime qu’être parent implique de veiller au bien-être et à l’éducation des enfants.
« Quand on m’appelle parent, je dois prendre soin de mes enfants, les envoyer à l’école, les conduire à l’hôpital lorsqu’ils sont malades et leur montrer aussi le chemin du Christ », témoigne-t-il.
Le 1er août est également une journée de souvenir pour les personnes ayant perdu leurs parents. Au chef-lieu de l’Ituri, beaucoup choisissent de se recueillir sur les tombes de leurs proches afin d’honorer leur mémoire.
Albert Djokaba, orphelin de père, évoque le vide laissé par cette disparition.
« Quand on perd ses parents, on ressent toujours un vide. On se dit souvent : Aujourd’hui, j’aurais voulu aller voir mon père ou ma mère. »
Les parents appelés à relever les défis du numérique
À la paroisse catholique Brazza-Lumumba, où une messe a été célébrée ce samedi 1er août à l’occasion de cette journée, le curé, l’abbé Michel Manganga, a insisté sur le rôle des parents face aux défis de l’ère numérique.
Selon lui, la multiplication des médias et des réseaux sociaux renforce la responsabilité des familles dans l’éducation des enfants.
« Les parents ont une tâche plus difficile. Ils doivent recentrer leurs enfants sur l’essentiel, les habituer à la prière et au sens du devoir », a-t-il exhorté.





