Près de 145 000 habitants du quartier Cahi, dans la ville de Bukavu (Sud-Kivu), éprouvent des difficultés d’accès à l’eau potable fournie par la REGIDESO. Malgré l’existence d’infrastructures communautaires destinées à faciliter la distribution de cette denrée essentielle, l’eau ne coule toujours pas dans les robinets, dénoncent certains acteurs de la société civile locale.
Cette situation inquiète davantage les habitants en cette période de saison sèche, marquée par une augmentation des risques liés au manque d’hygiène et aux difficultés d’accès à l’eau pour le lavage des mains et autres besoins des ménages.
Des bornes-fontaines sans raccordement
La société civile rapporte ce samedi 1er août que dans le quartier Cahi, les habitants avaient placé beaucoup d’espoir dans la construction de plusieurs bornes-fontaines réalisées dans le cadre du projet IMAGINE, porté par l’organisation Mercy Corps. Toutefois, depuis leur installation en 2021, ces ouvrages n’ont jamais été raccordés au réseau d’approvisionnement en eau par la REGIDESO.
Au moment de la publication de cet article, Radio Okapi n’avait pas encore pu obtenir la réaction des responsables de Mercy Corps sur cette situation.
Pour les forces vives locales, ces infrastructures restent donc inutilisables et n’ont pas amélioré les conditions de vie des populations.
Risques sanitaires
Selon le président de la société civile du quartier, cette pénurie oblige de nombreux habitants, notamment les enfants, à parcourir de longues distances pour chercher de l’eau potable. Certains se tournent vers des sources non aménagées appelées communément « Bizola ».
Cette situation expose les populations à plusieurs dangers, notamment les maladies diarrhéiques liées à la consommation d’eau insalubre, mais aussi des risques sécuritaires tels que les agressions sexuelles, les accidents et les enlèvements sur les longs trajets vers ces points d’eau.
Le quartier Cahi figure parmi les zones les plus densément peuplées de Bukavu, rapportent des sources locales. Des habitants appellent à une intervention des autorités et des partenaires afin de rendre opérationnelles les infrastructures existantes et améliorer durablement l’accès à l’eau potable.
Des difficultés similaires sont également signalées dans les entités voisines de Maria Kachelewa et Ciragabwa, où les infrastructures communautaires de base restent insuffisantes.






