Depuis quelques jours, les habitants de Beni font face à une hausse spectaculaire des prix des produits pétroliers et de première nécessité. En cause : l’introduction par le gouvernement central d’une nouvelle taxe baptisée « taxe garantie santé », notamment aux produits pétroliers, aux matériaux de construction et à diverses marchandises appliquées importées.
Conséquence directe, les commerçants ont revu leurs tarifs à la hausse. Ce vendredi matin 24 avril, le litre d’essence, vendu auparavant à 3 500 francs congolais, se négociait désormais entre 6 000 et 7 000 francs auprès des détaillants appelés « Kadhafi ». Les stations-service de la ville sont conservées fermées, accentuant la crise.
La jeunesse de Beni tire la sonnette d’alarme
Face à cette situation, le Conseil urbain de la jeunesse de Beni exprime son inquiétude. Son président, Joël Kabunga, redoute un renforcement des conditions de vie de la population et appelle le gouvernement à revoir sa décision :
« Nous sommes très surpris. En un seul coup, les commerçants ont haussé les prix. Après enquête, nous avons appris qu’il s’agit d’une nouvelle taxe introduite dans le système SYDONIA. Mais personne ne connaît son avantage ni sa contribution à l’économie de la RDC. Nous exigeons au gouvernement central de s’impliquer rapidement afin que cette taxe soit levée et que la population bénéficie de prix adaptés aux réalités de notre région ».
De leur côté, la Fédération des entreprises du Congo (FEC) et l’Association des désignés en douane affirment poursuivre les discussions avec les autorités provinciales. Elles n’excluent pas d’éventuelles actions futures si aucune solution n’est trouvée.






