Trois jours après l’expiration du délai convenu entre le gouvernement congolais et l’AFC/M23, aucun prisonnier n’a encore été libéré. Une situation qui met en lumière les difficultés persistantes dans la mise en œuvre des engagements pris dans le cadre du processus de paix.
Le 17 avril dernier, à Montreux en Suisse, les deux parties s’étaient accordées sur des « mesures de confiance » après cinq jours de discussions menées dans le cadre du processus de Doha.
Parmi les principaux engagements figurait un échange de prisonniers : 311 détenus liés à l’AFC/M23 et 166 du côté du gouvernement devaient être libérés. Mais à ce jour, aucun transfert n’a été effectué.
Selon des sources proches du dossier, les discussions restent bloquées, notamment sur la question du lieu de l’échange. Le processus devait être facilité par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), en tant qu’intermédiaire neutre.
Un mécanisme de cesser-le-feu en suspens
Au-delà de la question des prisonniers, les deux parties s’étaient également engagées à activer un mécanisme conjoint de vérification du cessez-le-feu. Cette mission, prévue pour démarrer le 24 avril, devait bénéficier de l’appui logistique de la MONUSCO.
Mais sa mise en œuvre reste conditionnée à plusieurs exigences posées par la mission onusienne, notamment la fin de l’usage de drones offensifs, l’arrêt du brouillage des signaux GPS, ainsi que la garantie de liberté de mouvement pour son personnel.
Sur le terrain, la situation demeure tendue. Les affrontements se prolongent, tandis que le gouvernement et l’AFC/M23 s’accusent mutuellement de violations du cessez-le-feu, notamment par l’utilisation de drones.






