À Bunia, chef-lieu de l’Ituri, de nombreuses personnes déplacées tentent de reconstruire leur quotidien grâce à de petites activités génératrices de revenus. Face à la baisse de l’aide humanitaire ces dernières années, ces initiatives leur permettent de subvenir, tant bien que mal, aux besoins de leurs familles.
Dans les sites de déplacés autour de Bunia, plusieurs familles ont transformé leur savoir-faire en moyens de subsistance : petit commerce, restauration, couture ou encore activités liées à leurs anciens métiers. C’est le cas de Ruth Machozi, ancienne infirmière à l’hôpital de Drodro, qui a ouvert une petite pharmacie sur le site de Kigonze :
« Après avoir fui la guerre à Drodro, j’ai ouvert cette pharmacie. Elle me permet de nourrir mes enfants et de subvenir à leurs besoins ».
Comme elle, de nombreux déplacés refusent de dépendre uniquement de l’aide humanitaire. Mais ces activités restent une solution de survie. Leur priorité demeure le retour dans leurs villages, où ils espèrent reprendre leurs anciennes activités dès que la paix sera rétablie.
« Nous sommes des agriculteurs, mais depuis que nous avons fui la guerre, nous n’avons plus accès à nos champs. Nous demandons aux autorités de rétablir la paix afin que nous puissions retourner chez nous », témoigne un déplacé.
Selon les Nations Unies, plus de 270 000 personnes déplacées vivent actuellement dans une soixantaine de sites en Ituri. Beaucoup continuent de faire face à des difficultés d’accès à l’eau potable, aux soins de santé et aux services d’assainissement.



