Cent jours après la déclaration de l’épidémie d’Ebola en Ituri, des avancées notables ont été enregistrées dans la prise en charge des malades. Plus de 1 100 patients ont été déclarés guéris sur environ 5 200 cas confirmés, selon les chiffres présentés le vendredi 21 août à Bunia lors d’un café de presse organisé par Médecins Sans Frontières (MSF).
Malgré ces progrès, les défis demeurent importants. Le taux de létalité reste élevé, autour de 50 %, et la majorité des décès surviennent encore en dehors des centres de traitement, au sein des communautés. MSF indique qu’un décès lié à Ebola a été enregistré la semaine dernière toutes les 30 minutes environ.
À ce jour, l’épidémie a déjà fait près de 2 500 morts, avec un taux de létalité de 47 %. Plus préoccupant encore, 62 % des décès surviennent en dehors des structures médicales, favorisant la transmission du virus.
Depuis le 15 mai, date de la déclaration officielle de l’épidémie, le gouvernement congolais et ses partenaires ont renforcé la riposte : déploiement de centres de traitement, d’unités d’isolement, de laboratoires mobiles et d’ambulances dans les principales zones touchées. Des équipes médicales et des relais communautaires poursuivent les activités de prise en charge, de sensibilisation et de prévention.
Pour MSF, l’adhésion des communautés reste la clé pour mettre fin à l’épidémie. Les leaders locaux sont appelés à encourager la détection précoce des cas, le recours rapide aux soins et le respect des mesures de prévention afin de freiner la propagation du virus.






