À quelques jours de la rentrée scolaire, l’inquiétude monte dans le territoire de Mbanza-Ngungu, au Kongo-Central. Plusieurs écoles construites dans le cadre du Programme de développement local des 145 Territoires (PDL-145T) demeurent inachevées, trois ans après le lancement des travaux.
La société civile locale dénonce une situation qui, selon elle, compromet le droit à l’éducation de nombreux élèves. Elle exige des explications de la part des autorités compétentes ainsi qu’une reprise urgente des travaux afin de permettre aux enfants d’étudier dans des conditions adéquates.
Victor Nzuzi Mbembe, acteur de la société civile de Luizi, décrit la situation :
” Nous avons des écoles inachevées. Nous avons l’EP 1 et 2 INERA Mvuazi, où il n’y a qu’un seul bâtiment de trois salles de classe couvertes de tôles. Même les portes ne sont pas encore fixées. Quant aux autres bâtiments prévus, avec trois salles de classe, les bureaux et les toilettes, n’en parlons même pas. Surtout la salle polyvalente, qui n’existe pas alors qu’elle figurait sur la maquette”.
Des chantiers abandonnés
C’est depuis décembre 2023 que les travaux sont arrêtés, sans explications, déplore l’activiste :
« Nos enfants sont abandonnés ! Dans les salles de classe actuelles, nous avons entre 115 et 120 élèves en première année. Il y a l’EP Kivulu, ainsi que beaucoup d’autres écoles du territoire de Mbanza-Ngungu, qui ne sont toujours pas achevées. C’est vraiment malheureux !”
Le PDL-145T est une initiative du Président Félix Tshisekedi, lancée en 2021. Son but est de réduire la pauvreté et les inégalités entre les zones urbaines et rurales en transformant les conditions de vie dans les 145 territoires de la RDC.
Les activités opérationnelles du PDL-145T sont mises en œuvre sous quatre composantes :
- Développement des infrastructures socioéconomiques de base
- Redynamisation des économies locales et rurales
- Renforcement de la gouvernance locale
- Développement d’un système d’information géo référencé pour le suivi du PDL-145T et des autres programmes du pays.
Cependant, beaucoup de chantiers lancés à travers le pays n’ont toujours pas été achevés, au grand désarroi des populations locales.






