Un centre d’isolement destiné à la prise en charge des cas suspects d’Ebola, installé à l’Hôpital général de référence de Kitatumba, à Butembo, a été attaqué dans la nuit de lundi à mardi 7 juillet. L’information a été confirmée par des sources sanitaires et sécuritaires de la ville. Selon ces sources, l’attaque a été menée par des hommes armés présumés appartenir aux groupes Wazalendo. L’incident a causé d’importants dégâts matériels, notamment la destruction de plusieurs équipements médicaux utilisés dans le cadre de la riposte contre la maladie à virus Ebola.
D’après les premières informations rassemblées, les assaillants ont d’abord agressé à l’arme blanche le policier chargé de la garde de l’établissement avant de mettre le feu à la chambre d’isolement réservée aux cas suspects d’Ebola. Les forces de sécurité sont rapidement intervenues et ont réussi à maîtriser l’incendie avant qu’il ne se propage à d’autres infrastructures de l’hôpital.
Sur les lieux de l’attaque, les enquêteurs ont retrouvé plusieurs indices, dont un couteau, un bidon de cinq litres contenant de l’essence ainsi que des allumettes abandonnées par les assaillants lors de leur fuite.
Une nouvelle entrave à la riposte contre Ebola
Pour les acteurs engagés dans la lutte contre Ebola, cette attaque constitue un nouveau coup dur pour les efforts de riposte dans la région. Le coordonnateur du Réseau pour les Droits de l’Homme (REDHO), basé à Butembo, Muhindo Wasivinywa, déplore la persistance d’actes de résistance visant les équipes sanitaires.
« Le REDHO regrette la résistance manifestée par certaines personnes à l’égard des équipes de la riposte. Nous avons vu des structures sanitaires détruites. Nous avons également constaté que certains membres de familles cachent des malades. Malheureusement, en les cachant, ils contaminent plusieurs autres personnes », a-t-il déclaré.
Selon lui, ces actes compromettent gravement les efforts déployés pour contrôler la propagation de la maladie et protéger les populations exposées.
Les services de sécurité ont annoncé l’ouverture d’une enquête afin d’identifier les auteurs de cette attaque et de déterminer les circonstances exactes des faits.
Cette nouvelle agression intervient dans un contexte où les autorités sanitaires multiplient les initiatives de sensibilisation et de surveillance épidémiologique afin d’éviter toute propagation de la maladie.
Les acteurs de la société civile intimés, quant à eux, à une meilleure protection des structures de santé et du personnel engagé dans la riposte. Les résultats de l’enquête sont attendus pour établir les responsabilités et évaluer l’ampleur des dommages causés à cette infrastructure sanitaire essentielle.






