À l’occasion du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo, le président du parti Engagement pour la citoyenneté et le développement (ECIDE), Martin Fayulu, a livré un message empreint de gravité et d’engagement patriotique. Lors d’une déclaration devant la presse ce mardi 30 juin à Kinshasa, l’opposant a tenu à rendre hommage aux victimes de la guerre d’agression rwandaise dans l’Est du pays, tout en appelant à un sursaut national autour des priorités essentielles.
Devant les médias, Martin Fayulu a exprimé sa profonde compassion envers les populations meurtries par les violences persistantes dans les provinces orientales. Il a insisté sur la nécessité de défendre l’intégrité territoriale de la RDC face aux menaces extérieures, caractéristiques que la souveraineté du pays ne saurait être compromise.
Dans son intervention, le leader de l’ECIDE a également mis en avant les défis structurels auxquels le pays est confronté. « À l’heure de l’intelligence artificielle et de la conquête spatiale, nous ne pouvons plus nous permettre de rester en marge du monde moderne », at-il déclaré, appelant à une redéfinition des priorités nationales.
Selon lui, la restauration de la paix, la lutte contre la corruption et la création d’emplois doivent constituer des axes majeurs de l’action publique. Il a également insisté sur l’accès à des services sociaux de base, affirmant :
« Nous devons avoir les sens de priorité, restaurer la paix, défendre l’intégrité territoriale, lutter contre la corruption, créer des emplois, garantir l’accès à l’éducation de qualité, aux soins, à l’eau et à l’électricité. Voilà ce qu’attend le peuple congolais ».
Profitant de cette tribune symbolique, Martin Fayulu a réitéré son opposition catégorique à toute initiative visant à modifier la Constitution du 18 février 2006. Pour lui, ce texte demeure le fondement du pacte républicain congolais et ne doit pas être remis en cause dans le contexte actuel.
« C’est dans cet esprit que j’y réaffirme mon opposition ferme au projet de changement de la Constitution du 18 février 2006, car elle constitue le socle de notre pacte républicain », at-il martelé.
L’opposant a averti que toute tentative de révision constitutionnelle dans un contexte sécuritaire fragile pourrait fragiliser davantage l’unité nationale. Il a augmenté qu’une telle démarche risquerait d’alimenter les tensions et de servir les intérêts des forces hostiles au pays.
« S’engager dans une telle aventure, alors que des pans entiers de notre pays sont sous occupation étrangère, c’est offrir des arguments aux sécessionnistes et ouvrir la voie à la balkanisation », at-il prévenu.
Enfin, Martin Fayulu a conclu son intervention en mettant en cause la gouvernance plutôt que les textes juridiques. « Notre pays n’a jamais eu un problème des textes, il a toujours eu un problème d’hommes », at-il déclaré, appelant ainsi à une nouvelle éthique politique et à une gestion plus responsable des affaires publiques.
Par ce message, prononcé en ce jour hautement symbolique, le leader de l’ECIDE a voulu rappeler l’urgence d’un engagement collectif pour préserver l’unité nationale, restaurer la paix et répondre aux aspirations profondes du peuple congolais.




