À l’occasion de la commémoration de l’indépendance de la République démocratique du Congo, le consortium d’ONG « Congo n’est pas à vendre » (CNPAV) a rendu publique une étude critique sur les écarts de rémunération au sein de la fonction publique. Invité de Radio Okapi, le coordonnateur de la structure, Dirk Shaka, alerte sur l’absence totale d’harmonisation des salaires entre les différentes administrations de l’État.
Une fonction publique à deux vitesses
L’enquête menée par le collectif citoyen met en lumière de profondes inégalités de traitement au sommet et à la base de l’appareil étatique. Selon Dirk Shaka, le système actuel de rémunération souffre d’un manque criant de cohérence globale, favorisant indûment certains secteurs au détriment d’autres.
Ce rapport mis en évidence :
Des écarts significatifs dans le traitement de base des fonctionnaires d’un même rang selon leur ministère d’affectation ; Des injustices flagrantes dans l’octroi et le paiement des premières sectorielles ; Des frustrations croissantes au sein des services publics, ce qui fragilise la motivation des agents et l’efficacité globale de l’État.
Le plaidoyer pour une grille barémique unifiée
Face à ce constat, le CNPAV profite de la symbolique de la fête nationale pour plaider en faveur d’une réforme profonde et urgente de la politique salariale en RDC. Pour le consortium, la justice sociale et la lutte contre la corruption passent impérativement par un alignement équitable des revenus de tous les serviteurs de l’État.
Le coordonnateur du CNPAV, Dirk Shaka, analyse les résultats de cette étude dans cet entretien accordé à Blaise Ndongala Mayanda :




