Revue de presse du vendredi 3 juillet 2026
Les journaux parus ce vendredi 3 juillet 2026 matin à Kinshasa abordent notamment la gestion de l’épidémie d’Ebola et les enjeux diplomatiques autour de la situation des Congolais en Afrique du Sud.
Congo Nouveau rapport que le Président sud-africain a été accueilli jeudi à Kinshasa par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka. Cette mission, placée sous le signe de l’urgence sanitaire, s’est concrétisée par l’annonce d’une enveloppe de 13,5 millions de dollars américains octroyée par Pretoria pour soutenir la riposte contre la souche Bundibugyo du virus Ebola en RDC.
Africa News rapporte que Cyril Ramaphosa a surtout appelé à «un cessez-le-feu dans les zones touchées par les combats», jugeant que «la guerre entravait l’acheminement de l’aide humanitaire et du personnel soignant».
Attaques xénophobes
Au-delà du volet sanitaire, le trihebdomadaire Congo Nouveau souligne que les discussions entre Félix Tshisekedi et Cyril Ramaphosa ont abordé la lutte contre la xénophobie et la sécurisation des droits des milliers de ressortissants congolais vivant en Afrique du Sud.
Sur ce même dossier, l’Agence congolaise de presse (ACP) signale que « le Président Tshisekedi appelle au respect des droits fondamentaux ». L’agence officielle met l’accent sur le plaidoyer direct du chef de l’État congolais auprès de son homologue en faveur d’un traitement digne et légal des migrants congolais.
Selon Africa News Ramaphosa a assuré que son gouvernement, « guidé par la Constitution », s’efforçait de « concilier les revendications de ses concitoyens sans emploi avec le devoir de protéger la dignité et la sécurité de tous les étrangers, documentés ou non ». Selon lui, les forces de sécurité avaient « veillé au respect de l’ordre » lors d’une manifestation nationale il y a deux jours, « sans que des ressortissants étrangers ne soient inquiétés ».
À l’inverse, Le Potentiel adopte une tonne de plus critiques à l’égard de l’exécutif sud-africain, estimant que « Ramaphosa se dérobe derrière de vagues promesses de coopération ». Le journal met en relief l’attitude jugée fuyante du président sud-africain face aux interpellations sur les violences xénophobies, estimant que les engagements verbaux manquent de garanties contraignantes pour la sécurité des étrangers.





