« Les hommes passent, mais le pays reste » a lancé le CEPAS, dans le numéro de ses Journées sociales, mardi 24 juin à Kinshasa, invitant la classe politique à recentrer le débat constitutionnel sur le bien-être collectif plutôt que sur des ambitions personnelles.
Organisée en collaboration avec l’Université Loyola du Congo, le Centre Ebuteli, le CADICEC et le réseau REBAC, l’édition 2026 des Journées sociales du CEPAS s’est penchée sur un thème crucial : « La paix, les accords miniers avec les USA et l’avenir de la démocratie en RDC ».
Pendant trois jours, des chercheurs ainsi que des acteurs étatiques et de la société civile ont analysé les différents traités signés par la RDC.
Accords diplomatiques et miniers : le CEPAS s’interroge sur l’impact réel à l’Est
Le père Alain Nzadi, directeur du CEPAS, a fustigé l’inefficacité des récents accords diplomatiques face à la persistance de la rébellion du M23 à l’Est. Il a exprimé son inquiétude face au décalage entre la diplomatie et la réalité du terrain :
« Malgré la signature des accords, nos frères et sœurs de l’Est de la RDC continuent à souffrir de cette guerre, de cette instabilité. Le M23 est toujours là. Au regard des accords que nous avons récemment signés, la paix tarde toujours à venir ».
Face à ce constat, l’objectif de ces assises est de formuler des recommandations concrètes pour que ces engagements internationaux se traduisent enfin par une paix durable sur le terrain.
Débat sur la Constitution : privilégier l’intérêt supérieur de la nation face aux ambitions personnelles
Concernant le débat politique actuel sur la révision ou le changement de la Constitution en RDC, les participants aux assises des journées sociales du CEPAS ont appelé à dépasser les clivages partisans et individuels.
Pour le père Nzadi, la priorité réside dans l’analyse de l’opportunité et de la finalité d’une telle démarche :
« Qu’est-ce qu’on met en avant ? Est-ce le bien supérieur de la nation, ou mis-on d’abord en avant les personnes ? La constitution devrait tenir compte du bien-être du pays, et non simplement se focaliser sur des personnes particulières, puisque nous passons tous, mais notre pays restera. Il est important que nous donnions au pays des lois qui survivent aux hommes qui passent ».





