Les attaques attribuées aux ADF se multiplient dans les chefferies de Babila-Babombi et de Babila-Bakwanza, dans le territoire de Mambasa en Ituri depuis le mois de mars dernier. Réagissant à Radio Okapi lundi 15 juin, des acteurs locaux de Bunia renseignent que plus d’une vingtaine de villages ont été touchés par ces violences causant des pertes en vies humaines, des déplacements massifs de populations et la paralysie des activités socio-économiques dans cette zone.
Selon ces acteurs, hormis les groupes armés déjà actifs dans la région, la présence de groupes armés se réclamant des Wazalendo représente à ce jour une source d’inquiétude dans certaines zones de l’Ituri.
Ils l’ont annoncé ce lundi à Bunia, lors d’une rencontre organisée par la MONUSCO. Celle-ci a réuni les élus de Mambasa, des représentants des communautés locales ainsi que des membres du bureau de l’assemblée provinciale.
Selon les organisateurs, l’activité avait pour but de réfléchir aux pistes de solution afin de renforcer la sécurité dans les zones en conflit.
Par ailleurs, ils ont précisé que d’autres initiatives sont en cours pour renforcer l’appui aux efforts de stabilisation dans le territoire de Mambasa.
Pour Michel Meta, président de l’UNADI, l’Union des associations culturelles pour le développement de l’Ituri, la MONUSCO et les FARDC doivent collaborer afin de ramener la paix et la sécurité dans ces zones attaquées. Il explique que cet appui de la MONUSCO permettra également de restaurer durablement la sécurité et l’autorité de l’État dans cette région.
« Il faudrait que la MONUSCO appuie notre armée dans les opérations contre les ADF et même contre ces pseudo Wazalendo qui collaborent avec ces ADF pour mettre la population en insécurité. Et quelquefois, c’est eux qui ouvrent aussi le couloir à ces ADF pour venir tuer notre population », at-il déclaré.
Selon lui, les participants continueront de sensibiliser les communautés au danger de la désinformation et de renforcer leur collaboration avec les services de sécurité pour améliorer la protection des civils.
« L’engagement dans la quête de la paix est un élément très important. D’appuyer ces opérations ensemble avec les acteurs politiques pour que nous puissions mettre fin à ces violences de hors-la-loi », a annon






