La rentrée scolaire après les vacances de Pâques est perturbée dans plusieurs zones de l’Ituri en raison de l’insécurité. Dans les territoires de Mambasa et de Djugu, des dizaines d’établissements n’ont pas rouvert leurs portes lundi 13 avril, à la suite des exactions des rebelles ADF et aux opérations militaires en cours.
Plusieurs localités situées sur les routes nationales 4 et 44, notamment Badengaido, Bafwakoa, Babutambili et Nduye, sont particulièrement touchées. Depuis les attaques du 8 mars dernier, les enseignants et les élèves ont quitté ces zones pour se réfugier dans des agglomérations jugées plus sûres.
À Nia-Nia-Centre, bien que la zone accueille des déplacés, certaines écoles ne fonctionnent plus à la suite du départ de nombreux parents.
Une année scolaire menacée
Selon la société civile locale, les cours avaient déjà été suspendus avant les vacances de Pâques, en pleine période d’examens du second semestre. Cette structure alerte sur le risque de compromettre l’année scolaire pour des milliers d’enfants, si la sécurité n’est pas rétablie rapidement.
Marie-Noëlle Anotane, membre de la société civile, exhorte le Gouvernement à renforcer les moyens militaires pour libérer les villages occupés :
« Il faut prendre au sérieux la situation des ADF et mettre des moyens pour libérer les différents villages, afin que les enfants reprennent l’école. »
Persistance de l’insécurité à Djugu
La situation est similaire dans le territoire de Djugu, notamment vers Bule et Fataki, où les activités scolaires sont également à l’arrêt. De nombreuses familles ont fui vers le territoire de Mahagi pour échapper aux affrontements et aux opérations militaires visant les miliciens de la Convention pour la révolution populaire (CRP).
La société civile appelle à une restauration urgente de l’autorité de l’État dans ces régions pour permettre le retour des populations et la reprise normale des activités pédagogiques.






