Près de 180 familles déplacées de guerre, venues de Goma et Bukavu, observent un sit-in depuis lundi 20 avril devant le siège du gouvernorat du Haut-Katanga à Lubumbashi. Sans abri et privées d’assistance depuis plus de cinq mois, ces personnes exigent une aide humanitaire d’urgence pour assurer leur survie.
Les manifestants, parmi lesquels se trouvent de nombreux enfants en bas âge, ont passé leur première nuit à la belle étoile devant le bâtiment administratif. Selon leurs représentants, cette action désespérée fait suite à une longue période d’attente marquée par des promesses non tenues de la part des autorités locales et des organisations non gouvernementales.
Un calvaire humanitaire au cœur de la ville
Sur place, les conditions de vie sont jugées alarmantes par les sinistrés. L’absence d’infrastructures de base aggrave la précarité de ces familles déjà traumatisées par les conflits à l’Est du pays.
« Nous sommes ici au nombre de 181 familles… sans rien manger, sans rien boire. Nous avons avec nous des bébés de moins de 3 mois. C’est un calvaire. Nous n’avons pas d’eau, pas de nourriture, pas de soins médicaux, ni même de toilettes », déplore Paul Byamungu, représentant des déplacés.
L’appel à une réponse immédiate
Malgré leur présence prolongée dans la ville cuprifère, ces déplacés affirment n’avoir reçu aucun soutien concret depuis leur arrivée il y a environ cinq mois. Ils demandent au gouverneur de province d’intervenir personnellement pour leur fournir de la nourriture, des couvertures et un accès aux soins de santé.
Face à l’urgence, la société civile locale craint une dégradation rapide de l’état de santé des enfants si une solution n’est pas trouvée dans les plus brefs délais.
En mars dernier, ce même groupe avait organisé un sit in devant le bâtiment de l’Assemblée provinciale avec les mêmes requêtes.






