À l’occasion d’un échange ce mercredi 22 avril avec le chef de la MONUSCO, James Swan, en mission à Bunia, les leaders des organisations féminines et de la jeunesse de l’Ituri ont sollicité un accompagnement renforcé pour consolider les acquis de la cohésion sociale. Ces acteurs locaux soulignent l’impact positif des dialogues intercommunautaires et des campagnes de sensibilisation dans la réduction des tensions.
Le Collectif des femmes de l’Ituri note une avancée significative : le rétablissement des relations entre certaines communautés qui ne se fréquentaient plus depuis environ cinq ans, notamment à Bedu Ezekere et Mandro.
« Nous sollicitons de renforcer l’appui au dialogue de proximité à Djugu et de soutenir les organisations féminines dans la cohésion sociale et l’autonomisation », a plaidé Elisabeth Buve, présidente de la structure.
Une jeunesse engagée contre les groupes armés
Du côté des jeunes, une prise de conscience accrue est observée sur le terrain. Grâce aux campagnes de sensibilisation, de nombreux jeunes refusent désormais d’intégrer les milices, tandis que d’autres s’en sont retirés pour rejoindre le programme PDDRCS.
Les organisations de jeunesse appellent désormais à un soutien concret pour la mise en œuvre du plan d’action provincial de la résolution 2250 sur la jeunesse, la paix et la sécurité.
Protection des droits de l’enfant
Le Parlement d’enfants a également saisi cette opportunité pour plaider en faveur de l’éradication totale des groupes armés, condition sine qua non pour la promotion et la protection des droits des enfants dans la province.
En réponse, James Swan a assuré que ces échanges permettraient à la mission onusienne de mieux adapter son appui aux réalités et aux besoins exprimés par les populations locales.






