À Kinshasa, les marchés et les rues offrent un spectacle de couleurs et de saveurs véritables, constate Radio Okapi vendredi 22 mai 2026. Mangues, papayes, oranges, pastèques, citrons et bananes garnissent les étals et attirent les passants. Pourtant, derrière cette apparente abondance, les fruits peinent encore à s’imposer dans l’alimentation quotidienne de nombreux Kinois.
Un plaisir occasionnel
Entre habitudes culinaires, contraintes économiques et recommandations sanitaires, la consommation reste contrastée dans la capitale congolaise : certains habitants intègrent progressivement les fruits dans leur alimentation, tandis que d’autres les considèrent comme un plaisir occasionnel ou saisonnier.
La consommation des fruits demeure davantage une pratique occasionnelle qu’une habitude alimentaire ancrée dans le véritable quotidien. Plusieurs personnes estiment ne consommer des fruits que très rarement. Un jeune Kinois témoigne :
« Je consomme les fruits à compter des doigts, comme l’orange et la mandarine. Mais l’ananas et les autres, non. Depuis mon enfance, je ne les ai jamais goûtés et je n’ai jamais eu l’envie d’en manger. »
Changement d’habitudes après une hospitalisation
À l’inverse, certaines expériences de vie entraînent une prise de conscience. Une dame, rencontrée au marché Gambela, explique l’évolution de ses habitudes alimentaires après son hospitalisation :
« Au départ, je négligeais les fruits et je préférais boire du jus. Mais après ma maladie, on m’a mesuré une diminution du calcium. Depuis, j’intègre progressivement les fruits dans mon alimentation. »
Pour le nutritionniste Crédo, la consommation régulière et variée des fruits est essentielle. Chaque fruit apporte des nutriments spécifiques et complémentaires, indispensables au bon fonctionnement de l’organisme.
Malgré certaines difficultés d’accès ou d’approvisionnement, les spécialistes insistent sur la nécessité d’intégrer les fruits dans l’alimentation quotidienne afin de préserver la santé et prévenir de nombreuses maladies.






