Deux humanitaires volontaires de la Croix-Rouge ont été tués le 16 juin dernier en territoire de Walungu, au Sud-Kivu, alors qu’ils étaient en pleine mission de supervision de travaux d’adduction d’eau potable dans le village de Kakumba.
Dans un communiqué publié mardi 23 juin, la Croix-Rouge de la République démocratique du Congo a dénoncé ce meurtre, précisant que les victimes ont été exécutées alors qu’elles exerçaient leurs activités sur le terrain.
Selon l’organisation, les deux volontaires portaient pourtant l’emblème de la Croix-Rouge au moment des faits. Malgré cela, ils auraient été pris pour cible par des hommes armés qui connaissaient la nature de leur mission dans la zone.
Violation des principes humanitaires
Le président national de la Croix-Rouge en RDC, Edgard Mateso, condamne fermement cet acte qu’il qualifie de grave violation des principes humanitaires internationaux. Il souligne que ce drame illustre une fois de plus les conditions extrêmement difficiles dans lesquelles travaillent les humanitaires dans l’Est du pays.
Il rappelle que les actions humanitaires jouent un rôle essentiel dans l’accompagnement des communautés affectées par les conflits armés, en leur apportant assistance et soulagement.
Selon la Croix-Rouge, ce type d’attaque réduit considérablement la capacité d’action des organisations humanitaires sur le terrain et compromet la continuité des interventions en faveur des populations vulnérables.
Avec ce nouveau drame, le nombre d’humanitaires tués dans l’Est de la RDC depuis le début de l’année s’élève désormais à six.
Face à cette situation, la Croix-Rouge appelle les autorités et les acteurs concernés à renforcer les mesures de protection des humanitaires opérant dans les zones à risque.
Malgré ces violences, l’organisation affirme sa détermination à poursuivre ses actions en faveur des populations touchées par les conflits armés dans l’Est de la République démocratique du Congo.





