Des tentes construites pour l’isolement des malades d’Ebola ont été incendiées par des inconnus dans la nuit de vendredi à samedi 23 mai 2026 à l’hôpital général de référence de Mongwalu, situé à 85 kilomètres au nord de Bunia, dans le territoire de Djugu (Ituri).
Selon le responsable de cette structure sanitaire, ces actes de vandalisme ont provoqué la fuite de trois malades d’Ebola ; ce qui représente un risque pour la propagation de la maladie dans la communauté.
Retrouver les assaillants et les malades en fuite
Les faits se sont déroulés vers 23 heures, heure locale, lorsqu’un groupe de jeunes en colère, dont l’identité reste inconnue, a incendié les installations construites avec l’appui de l’ONG Médecins sans frontières (MSF) pour l’isolement des patients atteints d’Ebola à Mongwalu. Ces installations hébergeaient 28 personnes considérées comme des cas suspects de la maladie.
À la suite de cet incendie, treize d’entre elles ont pris la fuite. Selon le médecin directeur de l’hôpital général de référence de Mongwalu, Richard Lokudi, la police a ouvert une enquête dès samedi matin afin d’identifier les auteurs de ces actes de vandalisme et de retrouver les patients en fuite, qui se sont dissimulés au sein de la population.
Campagnes de sensibilisation
Il met en garde contre le danger que représente cette situation, soulignant le risque élevé de propagation rapide de l’épidémie.
Trois jours auparavant, des actes de vandalisme similaires avaient été enregistrés à l’hôpital général de référence de Rwampara, à la périphérie sud-ouest de Bunia. Des jeunes en colère y avaient incendié deux grandes tentes dédiées à la prise en charge des malades d’Ebola.
Face à ces incidents, la société civile locale appelle les autorités sanitaires provinciales à intensifier les campagnes de sensibilisation sur les dangers d’Ebola, certains habitants doutant encore de la réalité de cette maladie.
Radio Okapi a tenté de joindre le directeur provincial de la santé à ce sujet, sans succès.






