Une diminution progressive du nombre de décès dû à la maladie à virus Ebola est observée dans les localités minières de PK 51 et ses environs, en Ituri.Ddésormais, quatre décès sont enregistrés chaque jour ; contre une dizaine il y a environ un mois dans la zone de santé de Niania, ont rapporté lundi 24 août 2026 des sources médicales.
Cette amélioration fait suite à une meilleure adhésion de la population aux mesures barrières ainsi qu’au renforcement des mesures de prévention, notamment la suspension du trafic entre l’Ituri et le Haut-Uele.
La zone de santé de Niania affiche un taux de létalité élevé. Depuis le début de l’épidémie, en mai dernier, 196 cas confirmés ont été enregistrés, dont 123 décès, soit 62%.
Selon des sources médicales, cette situation s’expliquait notamment par la résistance d’une partie de la population, qui avait saccagé le centre de traitement de PK 51. À cette période, une dizaine de décès communautaires étaient enregistrés chaque jour.
Cette situation avait également provoqué le déplacement d’environ 50 % de la population vers les provinces du Haut-Uele et de la Tshopo.
Face à cette crise sanitaire, les leaders communautaires ont intensifié les campagnes de sensibilisation. Par ailleurs, le trafic entre Mambasa, en Ituri, et Wamba, dans le Haut-Uele, a été suspendu afin de limiter la propagation de la maladie.
Ces mesures commencent à produire des résultats. Les mesures barrières sont désormais largement respectées et la population signale davantage les cas suspects, qui sont rapidement orientés vers les structures sanitaires.
Cette mobilisation a permis de réduire le nombre de décès communautaires, tout en favorisant la détection des cas positifs, désormais pris en charge dans les centres de traitement.
De son côté, l’ONG Médecins sans frontières (MSF) construit un nouveau centre de traitement à Niania ainsi qu’un centre d’isolement à PK 47, afin d’améliorer la prise en charge des patients atteints d’Ebola.






