Les organisations de la société civile de l’Ituri veulent renforcer leur engagement dans la lutte contre l’épidémie d’Ebola. Elles misent sur la sensibilisation des communautés afin de lutter contre la désinformation, réduire les résistances et encourager l’adoption des mesures préventives. Réunie ce mardi 21 juillet 2026 à Bunia avec leur coordination provinciale, l’équipe de riposte s’est engagée à accompagner cette initiative.
L’épidémie d’Ebola continue de progresser en Ituri, où 27 des 36 zones de santé sont désormais touchées.
Pour la société civile, le faible engagement des communautés reste l’un des principaux obstacles à la riposte. Selon elle, certaines personnes continuent de nier l’existence de la maladie ou hésitent à collaborer avec les équipes de santé; ce qui favorise la propagation du virus. Le coordonnateur de e le société civile de l’Ituri, Dieudonné Lossa, appelle à renforcer la sensibilisation de proximité afin d’obtenir une plus grande adhésion des communautés.
“Jusqu’à ce jour, il y a encore des résistance. Beaucoup de malades se cachent dans la communauté et le taux de mortalité ne cesse de s’accroître. Nous pouvons contribuer pour arrêter la transmission, diminuer le taux de mortalité, briser la résistance”.
Le coordonnateur provincial de la riposte contre Ebola, Pierre Akili Mali, salue cette démarche. Il estime que l’implication de la société civile, en raison de sa proximité avec les populations, contribuera à améliorer l’efficacité de la riposte :
“La société civile est plus proche de la communauté. Nous pensons casser les barrières, améliorer la confiance entre l’équipe de la riposte et la population, et couper la chaîne de transmission et espérer le plus rapidement possible contrôler cette maladie”.
Lors de cette rencontre, la société civile de l’Ituri a présenté un plan de sensibilisation de trois mois destinés à renforcer la mobilisation communautaire contre l’épidémie.




