Les équipes médicales de Médecins sans frontières (MSF) renforcent le suivi des contacts dans les zones affectées par l’épidémie d’Ebola en RDC, a annoncé l’organisation devant la presse jeudi 11 juin à Kinshasa. Cette rencontre visait à faire le point sur les activités exercées dans les zones touchées par l’épidémie d’Ebola en RDC.
Membre de l’équipe d’enquête à Mungwalu, MSF est confronté à plusieurs défis majeurs sur le terrain. L’insécurité persistante dans la région affecte particulièrement le déploiement des équipes sanitaires.
Une riposte sous coordination nationale
La riposte contre le virus se déroule sous la direction du ministère de la Santé. Elle s’organise à travers l’Institut national de la santé publique (INSP). Cette structure bénéficie de l’accompagnement de plusieurs partenaires internationaux, dont l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
La province de l’Ituri est considérée comme l’épicentre de la maladie. Elle concentre la majorité des cas recensés à ce jour. Pour l’organisation, la prise en charge médicale permet de guérir les malades déclarés positifs. L’annonce de la guérison suit un protocole médical strict avant le retour des patients dans leurs communautés.
Une épidémie de la souche Bundibugyo
La riposte s’étend également dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Les équipes médicales de MSF intensifient la surveillance épidémiologique et le suivi des contacts.
Cette dix-septième épidémie à virus Ebola en RDC est de la souche Bundibugyo. Le Gouvernement l’a déclarée le 17 mai dernier. Le tout premier cas de cette série avait été identifié le 24 avril 2026.






