L’Organisation des Nations unies s’inquiète de la progression de l’épidémie d’Ebola sur fond d’aggravation de la faim en République démocratique du Congo. Dans une information publiée samedi 27 juin 2026, l’ONU évoque une double crise sanitaire et alimentaire qui atteint un niveau critique, en particulier en Ituri, au Nord-Kivu et au Sud-Kivu.
La situation se détériore rapidement dans le pays. Selon l’ONU, l’épidémie d’Ebola continue de s’étendre, passant de 29 à 33 zones de santé affectées en l’espace d’une semaine.
Près de 2,9 millions en insécurité alimentaire aiguë
Parallèlement à la progression du virus, une autre urgence majeure se confirme : la faim. Près de 2,9 millions de personnes vivant dans les zones touchées sont confrontées à une insécurité alimentaire aiguë. À l’échelle de l’Est du pays, ce sont 8,7 millions d’habitants qui peinent à se nourrir correctement.
En Ituri, la situation est particulièrement préoccupante. Plus d’un million de personnes nécessitent une aide alimentaire d’urgence. Selon l’ONU, Ebola et la faim se renforcent mutuellement, aggravant la vulnérabilité des populations déjà fragilisées.
Sur le plan sanitaire, le seuil des 1 000 cas confirmés a été franchi, avec 267 décès enregistrés. L’Organisation mondiale de la santé souligne qu’il s’agit d’un niveau particulièrement élevé pour un début d’épidémie en RDC. Les centres de traitement sont sous forte pression, avec un taux d’occupation des lits dépassant 80 %.
Insécurité persistante
Cette crise s’inscrit dans un contexte déjà instable, marqué par l’insécurité persistante, le manque de financement et la perturbation des marchés. Les restrictions liées à Ebola ralentissent les échanges commerciaux, entraînant une hausse des prix, notamment pour les produits importés.
Sur le terrain, l’assistance reste insuffisante. Moins d’un tiers des familles touchées bénéficient actuellement d’un soutien alimentaire.
Face à cette situation, l’ONU appelle à une mobilisation urgente afin d’éviter une aggravation de la crise. L’organisation met en garde : sans réponse rapide et coordonnée, les conséquences humanitaires pourraient s’intensifier.
Ebola progresse, la faim aussi, et l’urgence reste totale, selon la même source.






