La forte mobilité des populations, accentuée par les conflits, accroît le risque de propagation du virus Ebola. Dans un communiqué publié vendredi 26 juin 2026, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) dévoile un plan régional de préparation et de riposte afin de renforcer la lutte contre cette épidémie qui s’évite dans l’Est de la République démocratique du Congo et s’est déjà propagée en Ouganda.
L’agence onusienne prévoit de mobiliser 55,8 millions de dollars pour soutenir, pendant six mois, les opérations de surveillance, la protection des populations en déplacement et le contrôle de la propagation du virus dans onze pays.
Selon l’OIM, ce plan régional vise à intensifier les efforts de lutte contre Ebola en RDC et en Ouganda. Pour mettre en œuvre cette stratégie couvrant onze pays, l’organisation indique que 20 millions de dollars ont déjà été mobilisés, laissant un déficit d’environ 35 millions.
L’OIM met en garde contre la forte mobilité des populations, aggravée par les conflits, qui favorisent la transmission du virus. Elle rappelle avoir déjà effectué plus d’un million de contrôles sanitaires aux points d’entrée et le long des principaux axes transfrontaliers.
L’agence insiste sur la nécessité de renforcer la surveillance, le dépistage et la sensibilisation des communautés. Cette mobilisation intervient alors que l’Organisation mondiale de la Santé a classé la flambée actuelle d’Ebola comme une urgence de santé publique de portée internationale.
De leur côté, les autorités congolaises assurent que la situation reste sous contrôle et mettent en avant l’expérience acquise par la RDC dans la gestion des épidémies précédentes.



