Le prix du poisson connaît une hausse importante sur les marchés de Beni et de Butembo, au Nord-Kivu. Cette situation est principalement liée à la fermeture du poste frontalier de Mpondwe, à la frontière entre la RDC et l’Ouganda, dans le cadre des mesures de prévention contre la maladie à virus Ebola.
Des sources locales notent que depuis près d’un mois et demi, ce principal point de passage des marchandises en provenance de plusieurs pays d’Afrique de l’Est reste fermé, perturbant considérablement les circuits d’approvisionnement de la région.
Les premiers à ressentir les effets de cette fermeture sont les commerçants et les consommateurs de poisson frais, fumé et salé, dont une grande partie est habituellement importée de Tanzanie, d’Ouganda ou encore du Soudan du Sud.
Sur les marchés de Beni et de Butembo, les étalages sont désormais moins garnis. La rareté du produit a rapidement entraîné une augmentation des prix, au grand désarroi des ménages, rapportant les commerçants congolais.
Selon plusieurs vendeurs, un poisson tilapia qui se négociait auparavant entre 5 000 et 7 500 francs congolais (environ 3 USD) coûte aujourd’hui entre 12 000 et 15 000 francs congolais (Plus de 6 USD). La même tendance est enregistrée pour d’autres variétés de poissons frais ou fumés.
D’autres produits également touchés
Les conséquences de cette perturbation commerciale ne se limitent pas au poisson. Des commerçants de Beni et Butembo indiquent que d’autres produits alimentaires et d’élevage enregistrent également une hausse des prix.
À Beni, par exemple, une chèvre vendue auparavant entre 50 et 60 dollars américains atteint désormais près de 80 dollars. Une augmentation qui pèse davantage sur le pouvoir d’achat des habitants déjà confrontés à un contexte économique difficile.
Face à la pénurie, certains opérateurs économiques tentent de s’approvisionner à Kasenyi, sur les rives du lac Albert, dans la province de l’Ituri.
Toutefois, cette alternative implique des trajets plus longs, des coûts de transport plus élevés et des délais de livraison supplémentaires. Ces charges additionnelles se répercutent inévitablement sur les prix pratiqués sur les marchés de Beni et de Butembo.
Alors que les mesures sanitaires liées à Ebola se perpétuent, les commerçants et les consommateurs espèrent une réouverture rapide de la frontière de Mpondwe afin de rétablir les circuits d’approvisionnement et freiner la hausse des prix des produits de première nécessité.






