Face à la progression de l’épidémie d’Ebola, le gouvernement congolais et ses partenaires ont mis en place neuf centres de traitement totalisant 500 lits dans les zones touchées. Des laboratoires mobiles capables d’analyser jusqu’à 2 000 échantillons par jour ont également été déployés pour accélérer la détection des cas.
Ces mesures ont été présentées jeudi 18 juin dans la soirée à Bunia lors d’un point de presse animé par les ministres de la Santé publique, Samuel Roger Famba, de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya ainsi que des Affaires humanitaires, Eve Bazaiba.
Selon les autorités sanitaires, les neuf centres de traitement d’Ebola actuellement opérationnels constituent l’un des principaux dispositifs mis en place pour faire face à l’épidémie. Leur capacité cumulée de 500 lits vise à améliorer la prise en charge des patients dans les zones affectées.
Parallèlement, plusieurs laboratoires mobiles ont été installés afin de renforcer les capacités diagnostiques. Ces unités peuvent analyser près de 2 000 échantillons par jour, permettant une identification plus rapide des cas suspects.
L’Ituri reste l’épicentre de l’épidémie
Trente-trois jours après la déclaration officielle de l’épidémie, la RDC a enregistré 896 cas confirmés, dont 232 décès, soit un taux de létalité de 26 %.
Au total, 78 personnes ont été déclarées guéries. L’épidémie touche désormais 33 zones de santé à travers le pays, dont 20 dans la province de l’Ituri, qui concentre à elle seule près de 91 % des cas recensés dans les zones affectées.
Plus de 6 000 personnes contacts font actuellement l’objet d’un suivi sanitaire.
50 millions de dollars mobilisés
Le ministre de la Santé publique, Samuel Roger Famba, a indiqué que le gouvernement avait déjà mobilisé 50 millions de dollars américains, avec l’appui de ses partenaires, pour soutenir les opérations de riposte.
Ces ressources ont permis le déploiement des centres de traitement, des laboratoires mobiles ainsi que des équipes chargées de la surveillance épidémiologique et de la prise en charge des malades.
Malgré le renforcement des moyens de riposte, les autorités sanitaires soulignent que plusieurs obstacles persistent sur le terrain.
Dans certaines zones touchées, des résistances aux mesures de prévention et de prise en charge continuent d’être signalées. Les responsables de la riposte estiment qu’une plus grande implication des communautés reste indispensable pour freiner la propagation de la maladie et améliorer l’efficacité des interventions.






