La maladie à virus Ebola au Nord-Kivu ne provoque pas que des morts, elle impacte aussi l’économie locale. Dans la ville de Beni, le prix du petit bétail a presque triplé sur les marchés, à la suite des restrictions sanitaires imposées vers les zones de ravitaillement affectées par la maladie.
La bête qu’on achetait à 60 $ à Beni revient aujourd’hui à 90 $. Celle de 90$ se négocie désormais à 120$. Il faut débourser 170 voire 190 ou 200$ pour se procurer une bête qui valait 120$.
« Le prix du petit bétail vient de hausser. La cause est connue de tous : la maladie à virus Ebola. Même aussi le passage difficile de nos fournisseurs qui sont en train d’emprunter les voies pleines des risques. Un autre problème c’est aussi la déclaration de ces bêtes qui fait augmenter le prix », a indiqué Abubakar Baraka Kasongo, vétérinaire responsable du marché au bétail à Beni.
Les vendeurs parlent aussi de la fermeture de la frontière entre la RDC et l’Ouganda, où ils s’approvisionnent en petit bétail. Ils plaident en faveur des mesures d’accompagnement en vue de soutenir la filière.
« Nous demandons aux autorités (…) leur implication afin d’avoir le passage libre aux fournisseurs des bêtes afin que nous puissions nous ravitailler sans problème. Et là, le prix redeviendra à la normale et équilibré », a poursuivi Abubakar Baraka Kasongo.
Depuis l’apparition de la maladie à virus Ebola, selon Abubakar Baraka Kasongo, le nombre de têtes de petit bétail sur le marché local atteint difficilement 1000 par semaine, contre 5000 auparavant.






