Le centre commercial d’Ariwara, dans le territoire d’Aru, est paralysé depuis le samedi 25 avril par un mouvement de grève des opérateurs économiques. Ces derniers protestent contre une vague de cambriolages violents et de meurtres qui secouent la région depuis la fin de l’année 2025.
Les forces vives locales ont rapporté mardi 28 avril que des hommes armés s’introduisent régulièrement dans les domiciles et les commerces pour dérober d’importantes sont d’argent. Un incident a été signalé le 18 mars dernier à Aru, où près de 82 000 dollars américains ont été emportés lors d’un braquage.
Un bilan humain lourd
Le bilan de cette insécurité est également humain : trois personnes, dont un policier et un chauffeur, ont déjà perdu la vie. Les notables de la région déplorent qu’à ce jour, aucun suspect n’ait été appréhendé par les services de sécurité.
Dans un mémorandum rédigé aux autorités lundi dernier, les opérateurs économiques et la société civile exigent :
L’ouverture d’enquêtes sérieuses pour identifier et arrêter les auteurs de ces crimes. Le remplacement de certains agents des services de sécurité, jugés défaillants face à la persistance du banditisme.
Initiatives citoyennes
La suspension des activités commerciales, décidée « jusqu’à nouvel ordre », affecte lourdement l’économie locale. Robert Amasi, président local des commerçants, souligne que le nombre de ses membres vivent désormais dans la clandestinité par peur des représailles.
Face à cette situation, des groupes de jeunes ont commencé à organiser des patrouilles nocturnes citoyennes dans la cité d’Aru pour tenter de dissuader les assaillants.




