Près de 19 000 ménages de personnes déplacées vivent dans des conditions humanitaires et sanitaires alarmantes dans les localités de Kikuku, Kyahala et Mirangi, situées dans le groupement Mutanda, chefferie de Bwito, territoire de Rutshuru (Nord-Kivu). L’alerte a été lancée mardi 27 avril par des organisations locales, qui dénoncent une situation de précarité extrême.
Victimes des combats AFC-M23 – Wazalendo
Selon ces ONG, ces populations vulnérables ont fui, depuis septembre 2025, les affrontements armés opposant les rebelles de l’AFC-M23 aux combattants Wazalendo dans leurs villages d’origine. Réfugiées dans ces différentes agglomérations, elles vivent depuis sans aucune assistance humanitaire.
L’organisation Solidarité communautaire de lutte contre le tribalisme (SOCOLU), basée dans cette partie de la chefferie de Bwito, se dit particulièrement préoccupée par les conditions de vie de ces déplacés, majoritairement originaires des villages Kalonge, Katobo, Ihula et Butimula, dans le territoire voisin de Walikale.
Sans assistance humanitaire
Installées dans le groupement Mutanda, territoire de Rutshuru, ces personnes vivent sans assistance humanitaire et dans une précarité totale depuis plus de huit mois. Le rapporteur de cette structure humanitaire locale, Clovis Kambale, lance un appelant pressant à l’aide :
« Cette population a besoin d’une assistance urgente en vivres et en (produits non alimentaires). La souffrance ne fait que s’aggraver. Aujourd’hui, ces déplacés ne survivent que grâce à de petits travaux journaliers pour trouver à manger. C’est une situation qui nécessite une réponse humanitaire immédiate afin de sauver ces vies ».
Structures sanitaires démunies
SOCOLU précise également que la prise en charge médicale de ces déplacés constitue une autre source majeure d’inquiétude. Les centres de santé de Kikuku, Kyahala, Kabati et Birundule manquent de médicaments, faute d’appui adéquat.
Dans ces conditions, plusieurs enfants déplacés souffrent de malnutrition sévère, tandis que les femmes enceintes et allaitantes restent particulièrement exposées à de graves risques sanitaires. Les organisations locales appellent ainsi à une intervention urgente des acteurs humanitaires et des autorités compétentes pour faire face à cette crise.





