La province du Haut-Uele a enregistré le niveau de prévalence du VIH/Sida le plus élevé de la RDC, atteignant 7,4%. Ce chiffre ressort d’une enquête organisée en 2023-2024 par la coordination provinciale du Programme national de lutte contre le VIH/Sida (PNMLS).
Joint par Radio Okapi, jeudi 21 mai, Arthur Lisako, coordonnateur du PNMLS/Haut-Uele, explique que ce chiffre est l’effet d’une combinaison de facteurs culturels, économiques et structurels.
Selon lui, la province est en rupture de stock de préservatifs depuis environ deux ans. Cette situation place cette structure en position de faiblesse pour prévenir le VIH dans le Haut-Uele.
Arthur Lisako révèle que plus de 3 millions d’habitants du Haut-Uele se retrouvent directement exposés et menacés par la progression de cette pandémie :
« Plusieurs facteurs expliquent cette situation. Il y a d’abord le poids des coutumes, comme le sororat et le lévirat, mais aussi le vagabondage sexuel, particulièrement favorisé par la prolifération des sites miniers dans la province. À cela s’ajoute un manque criant de sensibilisation par manque de moyens financiers. C’est une urgence absolue. »
Face à cette situation, il lance un appel à l’aide au Gouvernement congolais pour limiter le risque de propagation du VIH et sauver les vies humaines.






