Le départ de Daoula Lupembe de l’Association Sportive Simba ne signifie pas que toutes les pages de leur histoire commune ont été définitivement tournées . Certaines restent encore ouvertes dans les registres comptables du club. Comme nous l’annoncions, la séparation entre les Kamikazes de Kolwezi et leur désormais ex-entraîneur met fin à trois saisons de collaboration. Une aventure marquée par une Coupe du Congo historique, une campagne africaine inédite et, visiblement, quelques dossiers financiers qui n’ont pas encore trouvé leur coup de sifflet final.
Car si Daoula Lupembe a quitté son bureau, il demeure lié au club du Lualaba par plusieurs engagements contractuels.
Des arriérés et des primes à percevoir
Selon les informations recueillies par Foot RDC, le technicien congolais attend encore le paiement de certains arriérés remontant à sa deuxième saison sur le banc rouge et blanc.
Le salaire n’est toutefois qu’une partie de l ’équation.L’ancien entraîneur doit également percevoir une prime liée au sacre de l’ AS Simba en Coupe du Congo ainsi qu’une autre prime découlant de la participation historique du club à la Coupe de la Confédération de la CAF.
À ce sujet, les deux parties seraient parvenues à un accord à l’amiable concernant les arriérés de salaire, réduisant ainsi le risque de voir le dossier prendre le chemin des instances sportives.
La CAF paiera, mais quand ?
Concernant la prime relative à la campagne africaine, l’attente ne semble pas particulièrement inquiéter les proches du dossier. Le paiement dépend essentiellement des versements de la CAF au club. Une procédure administrative qui finit généralement par arriver à son terme, même si elle ne partage pas toujours la même notion de l’urgence que les bénéficiaires. Pour Daoula Lupembe, il s’agit donc davantage d’une question de calendrier que d’incertitude.
Le dossier qui traîne, la Coupe du Congo
La situation est plus délicate concernant la prime liée à la Coupe du Congo. Et pour cause, l ’AS Simba attend toujours le versement de la récompense promise aux vainqueurs de l’épreuve. Près d’un an après le sacre des Kamikazes, la cagnotte de 250 000 dollars annoncée par les organisateurs et les autorités n’a toujours pas été versée.
Autrement dit, le club attend son argent et l’entraîneur attend celui du club. Une chaîne de patience dont personne ne semble vouloir être le premier maillon. Daoula Lupembe devra donc faire preuve de la même sérénité que les dirigeants de l’AS Simba, lesquels continuent d’espérer un paiement devenu presque aussi célèbre que le trophée lui-même.
Une séparation inachevée
Sportivement, l’histoire entre Daoula Lupembe et l’AS Simba appartient désormais au passé. Administrativement, quelques chapitres restent à clôturer. L’ancien entraîneur peut néanmoins se consoler avec une certitude,les trophées remportés restent dans les vitrines, même lorsque les primes correspondantes tardent encore à trouver leur chemin vers les comptes bancaires de leurs bénéficiaires.
Par Marco Emery Momo






