Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a pris position mercredi 6 mai 2026 devant la presse à Kinshasa, sur les sanctions américaines visant l’ancien chef de l’État Joseph Kabila, tout en défendant les accords conclus entre Kinshasa et Washington il y a quelques mois.
Sanctions contre Kabila : « elles se justifient »
Félix Tshisekedi a souligné que les sanctions prises par les États-Unis contre Joseph Kabila sont fondées, les dépendant notamment de la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC.
« Ces sanctions se justifient. Les Américains n’ont vu que ce que moi j’avais vu depuis plusieurs années », a affirmé le chef de l’État.
Selon lui, les États-Unis agissent en fonction de leurs intérêts stratégiques : « Ils ne sont pas des enfants de cœur. Aujourd’hui, ils sont à la manœuvre contre tous ceux qui nuisent à leurs intérêts ».
Pas de « bradage » de souveraineté
Réagissant aux critiques, Félix Tshisekedi a tenu à rassurer sur la nature des accords signés à Washington entre la RDC et les États-Unis.
Selon lui, ces partenariats ne constituent ni une délégation de souveraineté ni une transaction au détriment du peuple congolais.
« Je n’aurais accepté aucun accord, aucune médiation, aucun partenariat qui porterait atteinte à la souveraineté de la République démocratique du Congo », a-t-il insisté.
Le président a souligné que ces accords visent avant tout à rétablir la paix et la sécurité, particulièrement dans les provinces de l’Est du pays.
Ils doivent, selon lui, contribuer à « faire taire les armes », mettre fin au soutien aux groupes armés, restaurer l’autorité de l’État et sécuriser les frontières.



