Les médias de la capitale congolaise ont largement commenté, ce mardi 5 mai, la marche organisée par l’UDPS, parti du chef de l’État Félix Tshisekedi, en soutien aux sanctions américaines visant l’ex-président Joseph Kabila.
Infos 27 : Kinshasa : la rue acquise à l’UDPS réclame des poursuites contre Kabila
Infos 27 rapport qu’Initialement prévu en début de matinée lundi 4 mai 2026, la marche organisée à Kinshasa par l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) a connu un léger retard en raison de la pluie. Peu avant 11 heures, des milliers de manifestants ont commencé à affluer vers la première rue du boulevard Lumumba, donnant le coup d’envoi effectif à une mobilisation politique d’ampleur.
« Dans le cortège, le parti présidentiel n’était pas seul. Plusieurs formations de la majorité ont rejoint la marche, contribuant à densifier les rangs. Drapés aux couleurs de leurs partis ou vêtus de blanc, certains participants brandissaient des pancartes et des banderoles affichant des messages de soutien aux États-Unis, dans un contexte marqué par les récentes sanctions visant l’ancien président Joseph Kabila », ajoute le confrère.
Dès les premiers mètres de la procession, les slogans ont donné le ton. « Kabila maîtrisé, Kabila neutralisé, Kabila bientôt aux arrêts », scandaient des militants en langue nationale, traduisant une hostilité assumée à l’égard de l’ancien chef de l’État.
Actualité.cd : Sanctions américaines contre Kabila : ” cette décision est salvatrice pour le peuple congolais “, selon Augustin Kabuya, qui invite à aller plus loin jusqu’à son arrestation
Commentant la même actualité, Actualite.cd revient sur les propositions d’Augustin Kabuya, Secrétaire général de l’UDPS.
Au cours de son intervention devant les manifestants réunis au Palais du Peuple, il a affirmé que cette manifestation a démontré que « le peuple congolais est derrière Félix Tshisekedi dans ses efforts de pacification de la partie Est du pays ».
Selon lui, les sanctions américaines sont bien accueillies et constituent une mesure salvatrice pour le peuple congolais, victime de l’agression rwandaise via l’AFC/M23, qui occupe de vastes pans du territoire national.
« Nous avons organisé la manifestation de ce jour pour démontrer à la face du monde que les Congolais toute tendance confondue sont derrières Félix Tshisekedi et soutenir la décision prise par l’administration américaine avec à sa tête Donald Trump contre le dictateur Joseph Kabila à la base des tueries des Congolais à l’Est de la RDC, je vous demande d’applaudir pour le Président américain Donald Trump, la décision prise par les autorités américaines sont salvatrices pour le peuple congolais, les sanctions contre Kabila sont acceptées par le peuple congolais dans son ensemble », a déclaré Augustin Kabuya.
Le Potentiel : « Sanction contre Kabila et révision constitutionnelle, l’USN accélère son agenda »
Le Potentiel analyse comment la coalition au pouvoir, l’Union sacrée de la Nation (USN), transforme ces mesures de Washington en un levier politique.
Pour le tabloïd, « cette journée du 4 mai a été une démonstration de force dans les rues de Kinshasa, visant à isoler davantage l’ancien régime tout en remettant sur la table le débat de la révision constitutionnelle. »
Le Potentiel souligne que l’affaiblissement de Joseph Kabila semble ouvrir une brèche pour une recomposition profonde des règles du jeu politique congolais.
Dans les rangs de la majorité, le ton est à l’offensive. Info 27 rapporte que la rue, acquise à l’UDPS, ne se contente plus des sanctions et réclame désormais des poursuites judiciaires contre Joseph Kabila. Sur le boulevard Triomphal, des milliers de militants ont scandé des slogans exigeants que l’ancien président réponde de ses actes.
Cette position est radicalisée par Augustin Kabuya. Le Secrétaire général de l’UDPS, cité par le média en ligne Une.cd, exige purement et simplement l’arrestation de Joseph Kabila. Il qualifie la décision américaine de « salvatrice » pour le peuple congolais, estimant que le temps de l’impunité est révolu.
De son côté, l’Agence Congolaise de Presse (ACP) relaye les propositions d’un ancien ministre qui affirme que l’administration américaine a agi pour empêcher l’ex-président de continuer à financer le M23. Selon cette source, ces sanctions coupent les circuits logistiques qui alimentaient l’instabilité dans l’Est du pays.
Mais face à ce rouleau compresseur, la résistance s’organise. Actualité.cd rapporte que le PPRD-Diaspora rejette catégoriquement ces mesures. Les partisans de Joseph Kabila dénoncent une cabale politique et invitent leurs membres à rester mobilisés face à ce qu’ils considèrent comme une dérive dictatoriale du pouvoir en place. Et pour actualité.cd de renchérir : Alors que Kinshasa se réjouit de la décision de l’administration Trump sur l’ancien chef de l’État, contraint à l’exil, la diaspora du PPRD invite tous les affidés du régime de Félix Tshisekedi à consulter l’histoire du président Mobutu, jadis soutenu pendant longtemps par les USA avant d’être lâché lorsque que les enjeux avaient changé.
Pour sa part, média Congo.net titre dans sa Une ce matin : « Kinshasa : un bureau du PPRD incendié après une marche de militants de l’UDPS en soutien aux sanctions américaines »
Le confrère rapporte que de retour de l’ambassade des États-Unis à Kinshasa, où ils avaient déposé un mémorandum ce lundi 04 mai 2026 à l’ambassade des États-Unis, des militants de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS/Tshisekedi) ont incendié un bureau du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) de l’ancien président Joseph Kabila, situé sur le boulevard Sendwe.





