Au moins sept civils ont été tués samedi 29 août dans le village d’Amani, territoire de Mambasa (Ituri), lors d’une attaque attribuée aux rebelles des ADF. Selon des sources locales, plus de vingt maisons ont été incendiées, provoquant le déplacement de nombreux habitants.
Cette incursion survient une semaine après les attaques signalées dans les villages de Ngombari, Kalonge, Seseo, Masikida et Ngolo, où au moins 16 personnes avaient été tuées et plusieurs autres enlevées. La société civile affirme que plus de 300 civils ont été tués depuis mars dans des dizaines de villages du territoire de Mambasa.
Elle dénonce « l’indifférence des autorités » et appelle le Gouvernement à renforcer les opérations militaires pour mettre fin aux violences.
« Les populations civiles sont visées chaque semaine malgré les opérations conjointes FARDC‑armée ougandaise », souligne l’activiste de la société civile locale, John Vuleveryo.
Enfants en otage dans le Haut‑Uele
Dans la province du Haut‑Uele, plus d’une centaine d’enfants seraient toujours retenus en otage par des présumés rebelles ADF :
- À Mahaa, près de 90 enfants auraient été enlevés.
- À Boke, une trentaine.
- À Suka ya Mboka, un nombre encore indéterminé.
Selon la société civile, ces enfants sont victimes de recrutement forcé pour renforcer les rangs du groupe armé. Les familles, toujours sans leurs nouvelles, demandent au Gouvernement d’intensifier les opérations militaires pour obtenir leur libération.
À quelques jours de la rentrée scolaire, prévue le 1er septembre, de nombreux parents hésitent à envoyer leurs enfants à l’école par crainte de nouvelles attaques rebelles.




