Le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, Jacquemain Shabani, a déploré l’absence de coordination sécuritaire dans la ville de Kinshasa.
Il s’exprimait lors d’une réunion du Comité provincial de sécurité, élargie aux responsables des communes du district de la Tshangu, consacré à l’évaluation de la situation sécuritaire dans la capitale.
Le patron de la Sécurité intérieure a regretté le fonctionnement irrégulier des comités de sécurité, tant au niveau provincial que communal.
« Les dernières évaluations nous ramènent toujours au même constat : la ville de Kinshasa ne tient pas régulièrement ses comités de sécurité, que ce soit au niveau de la province ou des communes. Pourtant, nous nous trouvons face à une situation sécuritaire alarmante. Si vous comparez avec d’autres provinces, le comportement des responsables est totalement différent. Kinshasa a pourtant été la première province à bénéficier de la nouvelle gouvernance sécuritaire, et cela doit être corrigé», a déclaré Jacquemain Shabani.
Selon lui, il existe une tendance dangereuse à Kinshasa consistant à faire croire que la sécurité relève uniquement du pouvoir central, une posture qu’il a qualifiée d’irresponsable, avec des conséquences directes sur les communes et les quartiers.
Interpellant les autorités locales, le vice-Premier ministre s’est montré particulièrement critique.
« Avez-vous pris des mesures ? Êtes-vous conscients des menaces qui pèsent sur vos juridictions ? Pourquoi deux églises sont‑elles attaquées presque de la même manière, à peu de temps d’intervalle ? Cela ne vous interpelle‑t‑il pas ? Ou attendre‑vous que le Président de la République prenne tout en charge ? Pourquoi vous a‑t‑il confié ces responsabilités ? Qu’en faites-vous ? », s’est‑il réuni.
Jacquemain Shabani a appelé des autorités provinciales et communales à assumer pleinement leurs responsabilités, insistant sur la nécessité d’une gestion proactive et concertée de la sécurité dans la ville‑province de Kinshasa.
Cette du Comité provincial de sécurité a notamment permis d’évaluer les récentes attaques perpétrées contre la paroisse catholique Saint‑Théophile de Kimbanseke et la 23ᵉ Communauté évangélique au Congo, deux incidents ayant ravivé les inquiétudes sur la recrudescence de l’insécurité dans l’Est de la capitale.






