À l’occasion de la Journée mondiale du bricolage, célébrée le 24 mai, la question de la gestion des déchets s’impose comme un enjeu majeur à Kinshasa, où plastiques et métaux envahissent les rues et contribuent à la dégradation du cadre de vie. Dans une ville confrontée à des problèmes d’assainissement récurrents, les experts appellent à promouvoir le bricolage et le recyclage comme leviers essentiels pour protéger l’environnement et améliorer les conditions de vie des populations.
Pour les spécialistes de l’environnement, cette journée constitue une occasion de mettre en lumière le rôle du bricolage dans la valorisation des déchets. À travers des initiatives innovantes individuelles, il est possible de transformer des matériaux usagés en objets utiles du quotidien.
« Le bricolage joue un rôle important dans la protection de l’environnement grâce à la réutilisation et la transformation des déchets en objets utiles, comme des pavés, des chaises, des œuvres d’art, des pots de fleurs ou encore des poubelles », souligne Joel Booto, spécialiste en sensibilisation environnementale et développement durable.
Ces pratiques permettent non seulement de réduire la pollution, mais aussi de créer des opportunités économiques, notamment pour les jeunes et les artisans.
Un enjeu environnemental majeur pour Kinshasa
À Kinshasa, l’accumulation des déchets constitue une menace réelle. Les plastiques et métaux abandonnés dans les rues et les caniveaux sont à l’origine de nombreux dysfonctionnements urbains.
« Les déchets plastiques et métalliques bouchent les caniveaux, favorisent les inondations et dégradent le cadre de vie », rappelle Joel Booto.
Cette situation renforce la nécessité d’adopter des solutions durables, notamment à travers le tri, le recyclage et la transformation des déchets.
Changer les comportements et renforcer l’engagement public
Au-delà des initiatives individuelles, les experts insistent sur l’importance d’un changement de mentalité. Les déchets ne doivent plus être perçus comme inutiles, mais comme des ressources pouvant contribuer au développement durable.
« Les déchets ne doivent plus être considérés comme un objet inutile, mais comme des ressources capables de contribuer à l’amélioration de notre cadre de vie », insiste le spécialiste.
Dans cette optique, Joel Booto appelle également à une implication accrue des autorités publiques, notamment à travers une coordination entre les ministères concernés (Environnement, Culture et Arts, ainsi que les secteurs techniques).
Vers une ville plus propre et plus résiliente
La Journée mondiale du bricolage met ainsi en lumière l’importance de promouvoir des éco-gestes simples, mais efficaces. Sensibilisation, réutilisation et innovation apparaissent comme des piliers d’une ville plus propre et plus résiliente.
Dans un contexte urbain marqué par la pression démographique et les défis environnementaux, le recyclage et le bricolage pourraient devenir des solutions clés pour bâtir un modèle de développement durable à Kinshasa.






