Un vent de panique à soufflé dimanche 24 mai en début de soirée à l’aéroport international de Bangboka, à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo. Selon des sources concordantes, deux drones armés ont tenté de viser les installations aéroportuaires, avant d’être neutralisés en plein vol par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
Une attaque déjouée in extremis
D’après plusieurs témoignages, les deux moteurs ont été repérés alors qu’ils se dirigeaient vers la zone aéroportuaire. Grâce à la vigilance et à la réaction rapide des dispositifs de défense des FARDC, ces drones ont été interceptés avant d’atteindre leur cible.
Cette intervention a permis d’éviter des conséquences dramatiques, même si les circonstances exactes de cette tentative d’attaque restent encore à élucider.
Une évacuation dans la panique
Au moment des faits, l’aérogare de Bangboka était particulièrement présente. Des dizaines de passagers, accompagnateurs et membres du personnel s’y détectent lorsque l’alerte a été donnée.
Pris de court, plusieurs témoins évoquent une évacuation précipitée des lieux. Dans un climat de confusion, les usagers ont rapidement quitté l’aéroport pour rejoindre le centre-ville, craignant pour leur sécurité.
Cette situation a eu des répercussions immédiates sur le trafic aérien. Un vol d’une compagnie nationale en provenance de Kinshasa a été annulé à la dernière minute, illustrant l’impact direct de cet incident sur les activités aéroportuaires.
À ce stade, les autorités provinciales et militaires n’ont pas encore communiqué officiellement sur l’incident. Ce silence alimente les interrogations sur les auteurs et les motivations de cette tentative d’attaque.
Une série d’incidents préoccupants
Ce n’est pas la première fois que l’aéroport de Bangboka est ciblé. En février et en mars 2026, des attaques similaires impliquant des moteurs explosifs avaient déjà été signalées. À chaque occasion, les forces armées avaient réussi à faire échouer les tentatives.
Alors que la situation semble pour l’heure sous contrôle, l’attaque de ce dimanche relance le débat sur la sécurisation des infrastructures stratégiques, notamment les aéroports, dans un contexte marqué par l’instabilité et la multiplication des menaces.






