Les usagers de la route du secteur de Ruwenzori, à Beni (Nord-Kivu) lancent un cri de détresse face au délabrement très avancé de l’axe Mwenda-Kikingi. Long de 27 kilomètres, ce tronçon routier vital est devenu presque impraticable. La Nouvelle société civile congolaise (NSCC) a alerté, mardi 7 juillet, sur les conséquences dramatiques de cette situation, tant sur le plan socio-économique que sur le plan des interventions sécuritaires.
En raison de la dégradation du tronçon routier Mwenda-Kikingi, les échanges directs entre Mutwanga et Watalinga sont totalement interrompus. Les commerçants sont contraints d’effectuer de longs et coûteux détours par la ville de Beni ou de brader leurs produits vers Kasindi. Plus encore, le délabrement de la route handicape la mobilité des forces de l’ordre pour sécuriser la zone.
Lors d’une interview avec Radio Okapi, Meleki Mulala, coordonnateur de la NSCC dans le secteur de Ruwenzori, a interpellé les autorités :
« Si cette route n’est pas ouverte, voyez par exemple à Kikingi là-bas, s’il ya quelque chose qui ne va pas, il faut aller contourner par Kamango pour intervenir à Kikingi. Nous avons la police de Mutwanga qui contrôle Kikingi, mais pour qu’un détenu quitte Kikingi pour Mutwanga, il faut contourner. Sur le plan économique, c’est compliqué, sur le plan social, c’est compliqué ».
Lancés en janvier 2025, les travaux de réhabilitation de cet itinéraire sont aujourd’hui au point mort. L’entreprise chargée du chantier évoque de lourdes contraintes techniques et financières et conditionne la reprise des travaux au déblocage de moyens financiers par les autorités.






