La Fédération des entreprises du Congo (FEC), section Tshopo, qualifie de partielle la décision du gouvernement provincial de suspendre les taxes sur les denrées alimentaires. Ce gel fiscal de deux mois vise à contenir la hausse des prix du riz et du manioc à l’approche des festivités du 30 juin.
L’organisation patronale salue l’effort des autorités mais réclame des réformes plus profondes pour stabiliser le marché de manière durable.
Le vice-président de la FEC Tshopo, Robert Odundja, estime que l’autorité provinciale s’attaque aux symptômes plutôt qu’aux racines de la crise. Il identifie plusieurs facteurs oubliés :
« Il ya d’abord le facteur démographique : la population augmente, d’où la loi de l’offre et de la demande. De deux, il faut supprimer les barrières établies sur les routes de desserte agricole ».
Robert Odundja conseille également d’anciens agriculteurs dans la diversification des cultures de subsistance.
Le ministre provincial des Finances a décidé ce gel fiscal vendredi dernier face à l’augmentation des prix de l’huile de palme et du maïs. Sans action concrète sur le désenclavement des voies agricoles, la fin de la trêve fiscale risque de provoquer une nouvelle flambée des prix sur les marchés, estiment certains commerçants.






