Depuis près d’une semaine, le bac assurant la traversée du fleuve Congo à Luozi, dans la province du Kongo-Central, est à l’arrêt. Cette panne paralyse la liaison entre les deux rives et affecte gravement le quotidien des habitants ainsi que les activités socio-économiques du territoire.
Le transport des personnes et des marchandises est fortement ralenti, tandis que l’acheminement des produits agricoles vers les centres de consommation devient de plus en plus difficile. De nombreux véhicules restent immobilisés sur les berges et des cargaisons s’accumulent en attente de traversée.
Le bac, dans un état de dégradation avancée, suscite l’inquiétude des usagers. Plusieurs organisations de la société civile affirment avoir alerté à maintes reprises les autorités, sans obtenir de solution.
« Chaque année, nous lançons des alertes. Le bac de Luozi est dans un état de dégradation très avancé. Pourtant, le seul petit bac encore opérationnel continue d’assurer la traversée des véhicules, malgré tous les risques. Le gouvernement attend-il qu’un accident mortel se produise avant d’agir ? », dénonce Dieu-le-Veut Dilambanzila, coordonnateur territorial du mouvement citoyen du 24 mars Le Sang de Kasavubu.
Les conséquences se font déjà sentir : agriculteurs et petits commerçants éprouvent d’énormes difficultés à écouler leurs produits.
« Nous avons beaucoup de produits à vendre : cossettes de manioc, oranges, oignons… Tout cela est en train de pourrir faute de bac pour traverser », témoigne un agriculteur.
Cette panne est d’autant plus préoccupante que ce bac était le seul encore opérationnel pour relier les zones agricoles de cette partie du territoire. La société civile appelle les autorités à prendre des mesures urgentes pour rétablir la liaison et doter Luozi d’une nouvelle infrastructure.





